IFC et openBIM : garder la main sur vos données
Changer d’outil BIM sans perdre ses données, c’est possible
Beaucoup de maîtres d’ouvrage et de gestionnaires d’actifs tertiaires ont la même crainte : se retrouver “prisonniers” d’un logiciel ou d’un prestataire. Maquette bloquée dans un format propriétaire, données d’exploitation éparpillées, impossibilité de migrer vers un autre outil sans tout reprendre… Résultat : on finit par renoncer à changer, même quand l’outil n’est plus adapté.
Les standards IFC et les démarches openBIM ont été créés précisément pour éviter ce verrouillage. L’IFC (Industry Foundation Classes) est un standard international, neutre et ouvert (ISO 16739-1) pour décrire les données du bâtiment, tel que présenté sur la page officielle Industry Foundation Classes (IFC) de buildingSMART. L’openBIM, tel que défini par buildingSMART sur sa page dédiée openBIM, vise plus largement à garantir l’interopérabilité des processus et des outils sur tout le cycle de vie du bâtiment.
Kaptur intervient sur la production et la structuration de données BIM en IFC, tandis qu’Intent Technologies apporte une brique clé côté exploitation avec sa plateforme de services immobiliers. Ensemble, ces approches permettent de garder la main sur vos données, même en cas de changement d’outil ou de prestataire.
1. IFC et openBIM : ce que cela change concrètement
IFC et openBIM ne sont pas de simples mots-clés marketing. Ils permettent de :
- Décorréler vos données des logiciels : la maquette et les attributs métiers ne sont pas prisonniers d’un format propriétaire.
- Multiplier les cas d’usage : un même modèle IFC peut alimenter la conception, le suivi de travaux, la GMAO ou l’analyse énergétique.
- Faciliter les changements d’outils : vous pouvez remplacer une brique (visionneuse, GMAO, outil de reporting) sans tout reconstruire.
Autrement dit, l’openBIM vous donne la possibilité de faire évoluer votre stack numérique sans remettre à zéro plusieurs années de capitalisation de données.
2. Où se perd la maîtrise des données aujourd’hui ?
Dans la pratique, la perte de contrôle ne vient pas d’un seul outil, mais de toute la chaîne :
- La maquette est produite dans un format natif, sans exigence IFC claire.
- Les données d’exploitation (interventions, consommations, incidents) sont gérées dans une ou plusieurs solutions fermées.
- Chaque acteur (exploitant, mainteneur, AMO, property manager) utilise son propre système, sans référentiel commun.
Au fil des années, la donnée se fragmente : une partie est dans les dossiers papier ou les archives du maître d’ouvrage, une autre dans les bases de l’exploitant, une autre encore dans l’outil de GMAO ou la solution de télérelève.
Le jour où vous changez d’outil ou de prestataire, la migration devient un projet à part entière, coûteux et parfois incomplet.
3. Côté production BIM : comment Kaptur sécurise vos données
La première brique consiste à produire des données BIM vraiment interopérables, dès les phases de relevé et de modélisation.
Kaptur s’appuie sur le relevé 3D, les nuages de points et la modélisation BIM en format IFC, afin de livrer des maquettes exploitables indépendamment des logiciels auteurs. L’objectif : que les données géométriques et sémantiques restent lisibles à long terme, que vous travailliez demain avec un autre viewer, un autre bureau d’études ou un autre exploitant.
Pour aller plus loin sur les enjeux de gouvernance des données, Kaptur propose un guide dédié IFC et openBIM pour les décideurs, qui détaille les bonnes pratiques : structuration des propriétés, choix des MVD (Model View Definitions), organisation des lots, etc.
Sur les patrimoines multi-sites, cette logique openBIM est particulièrement utile lorsqu’on veut croiser les maquettes IFC avec des indicateurs de performance et des données financières, comme exploré dans l’article BIM et gestion de parc immobilier.
Enfin, pour tout ce qui touche aux équipements techniques, Kaptur structure les données pour qu’elles soient exploitables par la GMAO et les plateformes d’exploitation, sujet détaillé dans le contenu IFC équipements : connecter le BIM à la GMAO.
4. Côté exploitation : le rôle d’Intent Technologies
Une fois la maquette IFC produite, encore faut-il connecter la vie du bâtiment (interventions, consommations, incidents, IoT…) à ce référentiel. C’est là qu’intervient Intent Technologies.
La plateforme IntentPlatform d’Intent Technologies agit comme un hub de données et de services pour l’immobilier : elle connecte gestionnaires, exploitants, fournisseurs de services, logiciels métiers et objets connectés autour d’un même patrimoine.
Concrètement, IntentPlatform permet de :
- Centraliser les données issues des outils de maintenance, des IoT et des prestataires.
- Piloter la performance des contrats, suivre les incidents et les délais d’intervention.
- Diffuser ces informations à l’ensemble de l’écosystème (bailleurs, foncières, exploitants, occupants) sans ressaisie.
Dans une démarche openBIM, la maquette IFC devient alors le référentiel géométrique et patrimonial, tandis qu’IntentPlatform devient le référentiel d’exploitation et de services, capable de se connecter à différentes GMAO, BMS ou solutions métiers au fil du temps.
5. Kaptur + Intent : une architecture pensée pour éviter le verrouillage
En combinant une production BIM structurée en IFC côté Kaptur et une plateforme de services immobiliers interconnectée côté Intent, vous mettez en place une architecture qui limite fortement le risque de verrouillage fournisseur :
- Vos données de bâtiment (géométrie, équipements, propriétés) sont capitalisées dans des maquettes IFC conformes aux standards openBIM.
- Vos données d’exploitation (interventions, consommations, qualité de service) sont centralisées dans IntentPlatform, qui dispose de nombreux connecteurs vers les outils du marché.
- Vous pouvez faire évoluer les briques applicatives (viewer BIM, GMAO, outils d’énergie, dashboards propriétaires) sans perdre l’historique : la maquette IFC et la plateforme de données restent vos points d’ancrage.
C’est exactement l’esprit de l’openBIM tel que promu par buildingSMART : un écosystème où les maîtres d’ouvrage gardent la maîtrise de leurs données, et où les logiciels restent des composants remplaçables.
Conclusion : l’openBIM comme assurance “anti-verrouillage”
Changer d’outil ou de prestataire ne devrait jamais signifier repartir de zéro sur vos données. En s’appuyant sur l’IFC et l’openBIM, en structurant la maquette côté production (Kaptur) et en centralisant les flux d’exploitation côté plateforme (Intent Technologies), vous vous donnez la possibilité :
- de faire évoluer vos logiciels au rythme de vos besoins,
- de mutualiser les données entre métiers,
- de sécuriser la valeur patrimoniale de vos maquettes et de vos historiques.
Kaptur accompagne les foncières, bailleurs, exploitants et grands comptes tertiaires dans cette démarche, en lien avec des plateformes comme Intent Technologies et dans le respect des standards openBIM.
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