La reprise du BTP se jouera sur la rénovation
Le marché mondial de la construction a stagné en 2023 autour de 9 200 Md€ et l’activité est restée atone en 2024. La trajectoire annoncée est toutefois plus favorable à partir de 2025, avec une croissance moyenne d’environ 3% par an jusqu’en 2027, puis 2,5% par an jusqu’en 2030, pour atteindre 10 740 Md€.
La question n’est donc pas “est-ce que ça repart ?”, mais plutôt “où se crée la valeur ?”. L’étude Xerfi Global — L’industrie mondiale de la construction (février 2024) met en avant trois tendances structurantes : la poursuite de grands programmes d’infrastructures, la pression environnementale et, surtout, la montée en puissance de la rénovation de l’existant.
Dans les marchés matures (Europe, grandes métropoles), la croissance “facile” par le neuf est plus difficile. À l’inverse, la rénovation énergétique, la transformation d’usage et la modernisation des patrimoines publics et privés deviennent des gisements continus de projets.
Pourquoi la rénovation devient le cœur de la reprise
1) Le climat impose un changement d’échelle
Le secteur bâtiment & construction pèse lourd dans l’empreinte carbone mondiale : en 2022, les bâtiments ont représenté 34% de la demande mondiale d’énergie et 37% des émissions de CO₂ liées à l’énergie et aux procédés (selon le Global Status Report de l’UNEP / GlobalABC).
Face à cette réalité, l’étude souligne que la décarbonation passe notamment par : matériaux moins polluants, amélioration de la performance énergétique, rénovation thermique de l’existant, construction hors-site, engins moins émetteurs.
2) Les politiques publiques accélèrent la bascule
En Europe, la stratégie Renovation Wave vise à rénover 35 millions de bâtiments d’ici 2030 et à au moins doubler le rythme annuel de rénovations énergétique.
En France, la réglementation “Éco Énergie Tertiaire” (décret tertiaire) impose des objectifs de réduction de consommation de -40% en 2030, -50% en 2040 et -60% en 2050 (référence 2010), avec un suivi via OPERAT.
Résultat : la rénovation n’est plus un “plus”, c’est une trajectoire obligatoire, avec des exigences de preuve et de pilotage.
3) L’existant est complexe… donc la donnée devient stratégique
Rénover, c’est composer avec des contraintes : plans incomplets, réseaux non documentés, pathologies, écarts entre DOE et réalité. Dans ce contexte, la donnée fiable n’est pas un livrable annexe : c’est un moyen de réduire les aléas, d’améliorer les chiffrages, et de sécuriser les arbitrages.
La donnée, nouveau moteur de performance dans le BTP
Le point commun entre rénovation énergétique, transformation d’usage et gestion patrimoniale : on ne peut pas piloter ce qu’on ne mesure pas. L’étude insiste d’ailleurs sur la montée en puissance des technologies à tous les maillons de la chaîne (BIM, modélisation 3D, IA, drones, capteurs…), jusqu’à l’exploitation-maintenance.
Concrètement, un relevé 3D et une maquette BIM bien structurée permettent de :
- objectiver l’existant (géométrie, altimétries, enveloppe, réseaux visibles),
- fiabiliser les quantités (surfaces, volumes, métrés) et donc les budgets,
- préparer l’exploitation (inventaire équipements, maintenance, trajectoire énergétique).
C’est exactement le rôle d’un nuage de points de qualité et d’un flux Scan-to-BIM bien cadré : partir du réel et produire des livrables réutilisables (conception, travaux, exploitation). Chez Kaptur, ces sujets sont abordés via les pages Nuage de points et Scan to BIM.
Une méthode simple pour “industrialiser” la rénovation grâce au BIM
Pour que la donnée serve réellement la performance (et pas seulement la conformité), une approche pragmatique fonctionne bien, notamment sur des portefeuilles multi-sites :
- Relevé 3D ciblé : périmètre clair, niveaux attendus, zones techniques prioritaires.
- Nuage de points exploitable : structuré, contrôlé, prêt pour la modélisation et les vérifications.
- Maquette BIM orientée usages : pas de sur-modélisation, mais un niveau de détail cohérent (travaux / énergie / exploitation).
- Données “exploitables” : équipements, attributs, nomenclatures, passerelles vers l’exploitation (GMAO/GTB, suivi énergétique).
Dans les bâtiments tertiaires soumis au décret tertiaire, cette logique devient un accélérateur : elle aide à cadrer les scénarios de travaux et à relier les actions à une trajectoire mesurable. Kaptur détaille cette articulation dans l’article Décret tertiaire et BIM.
Conclusion : la reprise se jouera sur l’existant… et ceux qui maîtrisent la donnée
Oui, le marché mondial repart, mais la croissance la plus “solide” se construit sur la rénovation, la performance énergétique et la transformation des patrimoines.
Dans ce contexte, le différentiel ne se fait pas seulement sur les moyens de chantier : il se fait sur la capacité à fiabiliser l’existant, modéliser utile, et livrer une donnée réutilisable.
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Source : Xerfi Global — L’industrie mondiale de la construction (février 2024).